Le livre pose implicitement une question essentielle :
à quoi sert une démocratie si, face à la répression, elle se contente d’une solidarité symbolique ?
Ce qui est dramatique, dans Le parfum du Safran, ce n’est donc pas seulement ce qui se passe en Iran,
mais aussi ce qui ne se passe pas ici, en Belgique.
En ce sens, le roman devient un acte de parole là où les États se taisent ou parlent trop bas.
Il ne prétend pas apporter de solutions, mais oblige à regarder en face ce malaise politique, cette zone grise entre compassion et responsabilité.
Dans le contexte politique actuel, ce livre ne résonne pas seulement, il interroge directement nos démocraties.



